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HCalvezCouvBab

BÂBHélène Calvez
Odin Edition, octobre 204, 282 pages, 19,65€

4° de couverture :
À Jinân, la famille royale arabe se déchire. À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'armement, le roi Tareq est renversé par son frère Saleh, un réformiste qui s'appuie sur son demi-frère Antara.

Antonin Vern, employé à la Direction commerciale de l'armement, s'ennuie ferme et rêve de devenir écrivain. À sa grande surprise, avec Amédée Poulard, courtier en armement et Barthélemy Coulon, ex-coopérant, il est choisi pour représenter la délégation française lors dudit Salon à Jinân. Mais ces trois hommes vont assister à un attentat aussi spectaculaire qu'incroyable. Alors que la diplomatie internationale étouffe l'affaire, Antonin s'investit dans l'enquête, sur fond de jeu de dupes franco-arabo-américain.

Hélène Calvez, dont on a apprécié le recueil de nouvelles « Femmes de Chambres », passe au « niveau supérieur » en publiant son premier roman. Roman qui commence comme une sorte de thriller géopolitique, avec coup d’état et coups tordus, sur fond de crise au Moyen-Orient et finit par un formidable crime impossible, ce qu’oublie de dire le 4° de couverture. Comment un homme qui se suicide sous les yeux de plusieurs témoins en se jetant d’un huitième étage a-t-il fait pour disparaître en vol ? Ses vêtements ont été retrouvés au pied de la tour, mais le corps s’est volatilisé !

On retrouve dans cet énoncé le goût d’Hélène Calvez pour les situations extraordinaires ce qui ne peut que réjouir les amateurs de mystère ! Hélène Calvez qui fait dire à l’un des personnages : « Je me suis intéressé aux crimes impossibles et autres situations mystérieuses en raison du défi lancé par l’auteur - parviendrez-vous à comprendre mon modus operandi ? - à son lecteur. » Et c’est ce que recherchent les lecteurs de ce genre de romans !        

- Hélène Calvez pouvez-vous expliquer ce titre mystérieux ? Que signifie exactement Bâb ?

L’explication de ce titre est double. Le personnage principal découvre en l’écriture une sorte de porte dérobée ou d’issue de secours à sa vie de tous les jours. Ensuite, Bâb fait référence à la porte du salon de réception du palais du prince. Bâb ou la seule issue d’une pièce close.

- On devine à travers quelques phrases que vous aimez jouer avec les mots, je cite deux passages : « Son casement se casa dans une casemate », « L’enjeu était je et jeu, enjoué, l’a joué jusqu’à s’en jouer. »  Vous n’avez pas l’impression d’en faire un peu trop parfois ?

ça m’amuse de jouer sur les répétitions de syllabes.

- J’ai été surpris par les prénoms de certains personnages : Amédée , Zébulon, Porcupine, Athanase, Adonis... Pourquoi ce choix curieux ?

J’aime les prénoms originaux, et en rechercher pour les utiliser ensuite dans mes histoires.

- A la façon dont vous décrivez ce pays du Moyen-Orient, on devine que vous semblez fascinée par ses paysages ? Vous les avez visités ?

Non. A l’exception de l’Egypte, dans une autre vie que celle où j’écris.

- J’ai l’impression qu’il y a de nombreux éléments autobiographiques dans ce roman :

Ce n’est qu’une impression. En revanche, j’en ai emprunté à d’autres.

- Un des personnages, Antonin Vern, écrit un roman policier, je cite : « Alors il courait tout Paris à la recherche d’un décor façon Simenon, à la recherche de gueules façon Chandler, à la recherche d’une énigme façon Agatha Christie. » C’est ce que vous recherchez vous aussi ?

Ecrire du policier, c’est être à l’affût du détail authentique, comme dans un film : faits divers, attitudes, contextes. C’est donc, au préalable, emmagasiner une somme d’informations.

- Plus loin : « Aurait-il persisté dans l’écriture s’il avait su combien elle était une maîtresse difficile et exigeante ? » Elle est si difficile et si exigeante que cela ?

Surtout lorsque l’on n’a peu de temps à lui consacrer.

- A la question « Comment choisissez-vous vos livres ? » Antonin répond « Je me laisse souvent piéger par la couverture» Je suis tout à fait d’accord avec lui ! J’ai parfois l’impression que les éditeurs ne se rendent pas compte de l’impact d’une belle couverture et que, par soucis d’économie, ils négligent cet aspect. Qu’en pensez-vous ?

On peut aussi considérer l’inverse : les éditeurs connaissent si bien cet impact qu’ils misent sur une couverture volontiers accrocheuse, n’ayant aucun rapport avec le contenu du bouquin.

 

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