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- Hélène Calvez pouvez-vous expliquer ce titre mystérieux ? Que signifie exactement Bâb ?
L’explication de ce titre est double. Le personnage principal découvre en l’écriture une sorte de porte dérobée ou d’issue de secours à sa vie de tous les jours. Ensuite, Bâb fait référence à la porte du salon de réception du palais du prince. Bâb ou la seule issue d’une pièce close.
- On devine à travers quelques phrases que vous aimez jouer avec les mots, je cite deux passages : « Son casement se casa dans une casemate », « L’enjeu était je et jeu, enjoué, l’a joué jusqu’à s’en jouer. » Vous n’avez pas l’impression d’en faire un peu trop parfois ?
ça m’amuse de jouer sur les répétitions de syllabes.
- J’ai été surpris par les prénoms de certains personnages : Amédée , Zébulon, Porcupine, Athanase, Adonis... Pourquoi ce choix curieux ?
J’aime les prénoms originaux, et en rechercher pour les utiliser ensuite dans mes histoires.
- A la façon dont vous décrivez ce pays du Moyen-Orient, on devine que vous semblez fascinée par ses paysages ? Vous les avez visités ?
Non. A l’exception de l’Egypte, dans une autre vie que celle où j’écris.
- J’ai l’impression qu’il y a de nombreux éléments autobiographiques dans ce roman :
Ce n’est qu’une impression. En revanche, j’en ai emprunté à d’autres.
- Un des personnages, Antonin Vern, écrit un roman policier, je cite : « Alors il courait tout Paris à la recherche d’un décor façon Simenon, à la recherche de gueules façon Chandler, à la recherche d’une énigme façon Agatha Christie. » C’est ce que vous recherchez vous aussi ?
Ecrire du policier, c’est être à l’affût du détail authentique, comme dans un film : faits divers, attitudes, contextes. C’est donc, au préalable, emmagasiner une somme d’informations.
- Plus loin : « Aurait-il persisté dans l’écriture s’il avait su combien elle était une maîtresse difficile et exigeante ? » Elle est si difficile et si exigeante que cela ?
Surtout lorsque l’on n’a peu de temps à lui consacrer.
- A la question « Comment choisissez-vous vos livres ? » Antonin répond « Je me laisse souvent piéger par la couverture» Je suis tout à fait d’accord avec lui ! J’ai parfois l’impression que les éditeurs ne se rendent pas compte de l’impact d’une belle couverture et que, par soucis d’économie, ils négligent cet aspect. Qu’en pensez-vous ?
On peut aussi considérer l’inverse : les éditeurs connaissent si bien cet impact qu’ils misent sur une couverture volontiers accrocheuse, n’ayant aucun rapport avec le contenu du bouquin.
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